Archives de la categorie : Artéfacts (Page 3)

Artefact coup de coeur

06 août
6 août 2013

Aurions-nous trouvé un peigne?

 
par Alice Obomsawin
 

L’artefact coup de cœur que j’ai choisi est un une partie de ce qui semble être un crâne d’esturgeon qui, selon mon hypothèse, a peut-être servi de peigne. Les petites dents qui se retrouvent sur l’os m’amènent à supposer qu’on l’ait utilisé pour se peigner les cheveux. Cet objet a probablement été fabriqué par des artisans abénakis. On croit qu’il a été fait entre le milieu du 17e et le milieu du 18e siècle parce que nous l’avons retrouvé dans la fosse CaFe-7-6A58 qui contenait des perles en os, des perles en coquillage et beaucoup d’autres artefacts datant de ces siècles-là.
 
Cet artefact est fait d’une partie d’un crâne d’esturgeon, parce que c’est la seule partie de ce poisson où il n’y a pas que du cartilage. Les artisans prenaient sûrement un bout de crâne qu’ils coupaient, puis à l’aide de petits outils, ils faisaient les dents du peigne. Comme cet objet a été trouvé sur le site du fort, je suppose qu’il a été fabriqué par un Abénakis d’Odanak. Ce morceau d’os a peut-être été utilisé pour se peigner les cheveux grâce aux dents accrochées dessus.


Os de crâne d’esturgeon qui a peut-être servi de peigne

Artefact coup de coeur

02 août
2 août 2013

La bague dite jésuite

 
par Janice Cardin-Boucher
 
Mon artefact coup de cœur est la bague dite jésuite. Au tout début, les bagues jésuites étaient fabriquées par des orfèvres européens, mais avec la création des grandes villes de la Nouvelle-France, elles étaient conçues par des orfèvres à l’intérieur de celles-ci. Cette bague fait d’alliage cuivreux était présente dans les missions d’évangélisation des Jésuites. Ces derniers les troquaient avec les autochtones dans les missions et les forts. Ces bagues servaient à l’évangélisation des Amérindiens au cours du XVIIe siècle et à la traite des fourrures au XVIIIe siècle. Elles pouvaient être données comme objets d’échanges et comme cadeaux.
 
Ce sont donc les autochtones qui portaient ce type de bagues. Ils pouvaient les mettre au doigt, les épingler aux vêtements ou les accrocher à des colliers ou des chaînes. La bague jésuite que nous avons retrouvée a été gravée à la main. On peut y voir clairement un «A» et un «M». Ces lettres gravées devraient signifier «Auspice Maria», et sont le symbole de la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice. Plusieurs bagues jésuites ont été retrouvées au Québec, en Ontario et au Nord-Est aux États-Unis.

Bague dite jésuite

Artefact coup de coeur

01 août
1 août 2013

La pipe en terre cuite fine blanche

 
Par Michaël Panadis
 

La pipe en terre cuite fine blanche est un objet qui servait à fumer le tabac. Elle est divisée en deux parties; le fourneau qui sert à retenir le tabac et le tuyau qui sert à aspirer la fumée. Ces pipes étaient fabriquées en Europe puis exportées en Amérique où elles étaient échangées ou données aux Amérindiens. Dès le milieu du XVIe siècle, elles étaient conçues par plusieurs fabricants d’Angleterre et de Hollande. Sa morphologie rappelait celle des pipes autochtones. Elles devaient être fabriquées avec une argile de haute qualité, car celle de mauvaise qualité rendait les pipes poreuses, ce qui donnait un goût désagréable. Pour faire le tuyau, l’argile était roulée à la main et l’on y insérait une tige de métal pour faire le trou. Le fourneau était fait à l’aide d’un moule.

Pipe en terre cuite fine blanche.

Nos trésors en image!

31 juil
31 juillet 2013

Les trouvailles ne cessent de s’accumuler depuis le début des fouilles. Afin de vous permettre d’être à jour sur l’évolution du projet, voici une petite série d’artefacts qui ont été trouvés récemment.
 

Pierre aménagée en mortier. Cet outil était utilisé pour broyer des aliments.


 

Ornement de corps en métal blanc probablement fait à partir d’un alliage composé de cuivre et d’argent.
Cet ornement est incomplèt; il manque un pendentif en forme de petit cône ainsi que l’anneau servant à accrocher le bijou au corps.
Il était généralement suspendu à l’oreille ou au nez.


 

Bouton de vêtement fait de cuivre. Ce bouton a été fabriqué en deux parties. Le corps du bouton est fait de métal repoussé, ce qui lui donne sa forme arrondie. Un anneau a ensuite été soudé à l’arrière afin de pouvoir attacher le bouton à un vêtement.


 

Les perles du haut sont faites de verre et servaient d’ornement de corps. Elles sont typiques du 17e et 18e siècle. Les perles du bas à gauche sont de forme tubulaire et sont faites de verre. Elles pourraient avoir servi à la fabrication d’un wampum. Les perles du bas à droite sont des ornements de corps et sont en os.


 

Maxillaire de jeune castor. L’incisive du castor était généralement transformée en outil, bien que celle-ci n’ait pas servi. Ce maxillaire a été retrouvé dans une fosse à déchets.


 

Terre cuite commune vernissée qui a la particularité d’avoir été piquetée volontairement afin d’enlever le vernis.


 

Les artefacts coup de coeur!

31 juil
31 juillet 2013

Comme l’année dernière, chaque apprenti archéologue a choisi un artefact coup de cœur qu’ils sont heureux de vous présenter.
 

Les pierres de fée

 
Par Cléophée Lachapelle

Les pierres de fée se forment naturellement dans le sol. Elles sont faites de sable et de limon et sont liées par du calcaire. On en retrouve beaucoup en Abitibi-Témiscamingue, autour de la rivière Harricana. Grâce au fleuve Saint-Laurent et à la rivière Saint-François, on en retrouve aussi à Odanak. Les autochtones se servaient de ces pierres comme porte-bonheur.
 
Elles peuvent être transformées en figurine lorsqu’elles sont décorées. Celle que je vous présente est une figurine anthropomorphe, c’est-à-dire qu’elle représente un être humain. Les gravures ont été faites par un abénakis. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons retrouvé qu’une seule pierre de fée gravée en forme d’être humain.


Pierre de fée transformée en figurine anthropomorphe