Archives pour le mois de : juillet, 2013 (Page 3)

Maxime Desrochers-Gill

24 juil
24 juillet 2013

Maxime est le seul fouilleur de l’équipe 2012 qui ne s’est pas réinscrit pour la saison 2013. Qu’est-il advenu de ce jeune homme plein d’enthousiasme et d’énergie? Il est devenu guide au Musée des Abénakis! Eh oui, il a troqué la truelle pour une veste d’animateur.
 
Comme cette saison est à priori la dernière du projet, il a jugé qu’il était préférable de laisser sa place pour qu’une autre personne vive à son tour l’expérience du projet. Il faut également mentionner qu’il avait une autre superbe opportunité, c’est-à-dire la chance de se perfectionner comme guide-animateur au Musée!
 
En plus de vouloir découvrir les vestiges du passé d’Odanak, Maxime souhaitait acquérir de l’expérience de travail en s’engageant dans le projet. Son poste de guide lui permet donc d’enrichir ses qualifications professionnelles. De plus, il aura sûrement la chance d’aider les apprentis fouilleurs une journée ou deux!
 
La grande passion de Maxime, c’est les voitures. Il compte poursuivre une formation de mécanicien après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires l’année prochaine. Néanmoins, l’histoire de sa nation fait vibrer son imagination depuis son engagement au sein de l’équipe de fouilles; « Vivre à cette époque-là, sans internet et télévision, avec la nature, ça aurait été le fun! »

Janice Cardin-Boucher

23 juil
23 juillet 2013

Janice amorce son deuxième été au sein de l’équipe d’apprentis archéologues. Âgée de 17 ans, elle vient d’obtenir son diplôme d’études secondaires et étudiera en art visuel au Cégep de Trois-Rivières en septembre prochain. Bien qu’elle ne connaisse pas encore le métier qu’elle veut pratiquer plus tard, elle a choisi les arts visuels, car elle aime particulièrement les arts et le cinéma.
 
Elle a suffisamment apprécié l’expérience de l’année dernière pour revenir à la recherche du Fort d’Odanak cet été. En fait, Janice a adoré travailler sur le site archéologique, découvrir la vie des gens du passé et manipuler les artefacts. Depuis la saison de fouilles 2012, elle s’est découverte un intérêt pour l’histoire et la culture abénakise.
 
C’est en travaillant comme guide au Musée des Abénakis qu’elle a entendu parler du projet de fouilles archéologiques. Elle s’est inscrite dans l’espoir de vivre une belle expérience de vie. Le verdict suite à la première année de fouilles? L’expérience fut une réussite et elle est heureuse de pouvoir la répéter!

Les apprentis archéologues trouvent des fosses!

22 juil
22 juillet 2013

Voici un petit vidéo d’un assistant de terrain, Mathieu O’Bomsawin-Gauthier, qui vous explique sur quoi il travaille! Entendez et voyez par vous-même le déroulement des fouilles!

Vidéo – Des fosses et des perles, une histoire qui se révèle

Cléophée Lachapelle

19 juil
19 juillet 2013

Cléophée, qui vient tout juste d’avoir 17 ans, fait partie de l’équipe d’apprentis archéologues depuis l’année passée. C’est grâce à sa mère, Patricia Lachapelle, qui travaille au Musée des Abénakis, qu’elle a su que le projet Fort d’Odanak : le passé revisité aurait lieu. Elle s’est alors engagée dans l’équipe, pleine de curiosité.
 
Elle a beaucoup apprécié l’expérience de l’été dernier. Elle a trouvé le projet instructif, amusant et intéressant, malgré la douleur au dos que peuvent occasionner les positions dans lesquelles les jeunes fouillent! Selon Cléophée, ce qui rend l’expérience vraiment intéressante, c’est de trouver de vieux objets qui ont appartenu à sa nation et qui lui permettent de découvrir son histoire.
 
Parlant d’objets travaillés par les Abénakis, Cléophée a trouvé l’une des pierres à fusil transformées en perçoir présentées dans l’article précédent!

Cléophée et sa pierre à fusil transformée en perçoir.


Elle ne sait pas encore quel métier elle voudrait exercer plus tard, mais elle pense de plus en plus à étudier l’histoire parce que le projet de fouilles l’a beaucoup inspirée!

LA CHRONIQUE DES ARCHÉOLOGUES

19 juil
19 juillet 2013

Un cas de récupération de pierres à fusil européennes

 
La pierre à fusil était fabriquée à partir de silex, une pierre très dure de couleur caramel ou gris-foncé, et à texture lustrée, que l’on prélevait dans des carrières européennes. Des artisans spécialisés fabriquaient à partir de blocs bruts des lames à section trapézoïdale à l’aide de ciseaux en métal, d’enclumes et de molettes. Ces lames étaient ensuite fixées aux mécanismes d’armes à feu, comme le mousquet ou le pistolet et servaient à produire l’étincelle nécessaire pour allumer la poudre et propulser les munitions. Les armes à feu furent introduites dans le Nord-Est américain par les Européens dès leur arrivée au XVIe siècle. Les Autochtones les adoptèrent rapidement car elles étaient sensiblement plus efficaces que l’arc et la flèche. A Odanak, des fragments de mousquets et de nombreuses pierres à fusil furent découverts dans une couche de sol vraisemblablement datée du XVIIe siècle, soit au moment où les Abénakis fréquentaient la mission Saint-François. Dès le début des fouilles amorcées le 15 juillet, deux de ces pierres furent découvertes, mais elles suscitèrent un intérêt particulier. Celles-ci n’arboraient pas la forme carrée habituelle. Un examen rapide a révélé qu’elles ont été re-taillées pour dégager une extrémité pointue à l’image des perçoirs fabriqués par les Amérindiens tout au long de la période préhistorique et ce, à partir de pierres siliceuses locales, comme le chert par exemple. Il s’agit ici d’un cas patent de récupération d’un matériau d’origine européenne par des Abénakis pour en faire un outil adapté à des fins tout à fait différentes, soit pour le travail des peaux, du bois et de l’os.

À gauche, une pierre à fusil conventionnelle et à droite, deux pierres transformées en perçoirs.


Par Michel Plourde et Geneviève Treyvaud